M'aime pas peur

 

" J’ai peur d’arriver en retard à l’école pour récupérer mon fils

J’ai peur de ne pas trouver de place dans un club de gym pour ma fille

J’ai peur de me disputer bêtement avec femme parce que mon boulot me prend trop de temps

 

J’ai peur de ne pas faire toutes mes prios de la journée 

J’ai peur de ne pas être à la hauteur à mon rendez-vous client

J’ai peur de ne pas atteindre mes objectifs de chiffre d’affaire

J’ai peur d’égarer des notes de frais

 

J’ai peur que mon article ne soit pas apprécié 

J’ai peur d’être critiqué 

J’ai peur d’échouer

... "

 

C’est fou le nombre de peurs que j’entretiens en permanence, rien que d’y penser ça fait peur !

 

J’ai le ventre noué, la tête chaude, les jambes froides, je baisse en énergie avec juste l’envie de reculer, de dire stop à toutes ses ruminations. Je peux aussi me mettre à faire plein de choses pour éviter de penser et fuir mes peurs. Et pourtant, si je fais le bilan à la fin de ma journée, je verrai que tout ça n’était pas justifié. J’aurai même plutôt des bonnes surprises tant le succès va s’inviter dans mes réalisations. J’ai beau me dire que toutes ses inquiétudes sont ridicules, c’est plus fort que moi, les peurs persistent.

 

Avez-vous déjà ressenti la même chose ? 

Faites-vous face au même désir que moi de vous libérer de vos peurs ?

 

Les neurosciences m’ont permis de mieux comprendre mes peurs.

A quels types de peurs sommes-nous confrontés ?

 

Il existe 2 types de peurs :

 

• les peurs réelles qui présentent un danger immédiat (ex: une voiture qui nous fonce dessus)

• les peurs irréelles qui ne sont qu’une projection mentale (ex: j’ai peur d’être critiqué)

 

95% des peurs irréelles ne se réalisent jamais.

Alors comment expliquer que ces peurs irréelles aient tant d'impact dans nos vies ?

 

Le cerveau ne fait pas la différence entre une peur réelle et irréelle.

Dans les 2 cas, il sécrète de l’adrénaline  et de la cortisol principales hormones de la peur. Elles provoquent une accélération du rythme cardiaque. Le corps se met en tension pour permettre de fournir un effort physique important : fuir ou combattre. 

 

Cette mise sous tension n’est pas neutre pour notre organisme. Il faut en moyenne 5 heure à l’organisme pour évacuer le cortisol généré par 5 minutes de peur. Pendant ces 5h, tout notre système immunitaire est stoppé. Nous sommes fragilisés. 

 

Autant une sollicitation ponctuelle de ces ressources aura des conséquences limitées, autant une sollicitation quotidienne poussée par des peurs intenses et récurrentes peut avoir des impacts très négatifs sur notre bien-être : stress, maladie, blessure, perte de motivation, dépression, burn-out … Il est donc important de prêter attention à nos peurs.

 

Pourquoi avons-nous peur ?

 

Les origines de nos peurs peuvent être nombreuses entre notre environnement, nos interactions avec autrui et nos perceptions issues de nos croyances, valeurs et expériences de vie. 

 

Notre cerveau est avant tout programmé pour assurer notre survie. Il aura une tendance naturelle à se focaliser sur le danger même dans une situation qui n’en présente aucun. Il sera toujours attentif à l’élément qui pourrait aller à l’encontre de notre confort. 

 

Les médias l’ont bien compris. Pour attirer l’attention, il faut faire peur. 95% des nouvelles d’un journal d’actualités sont négatives. 

 

Les commerciaux l’ont aussi bien en tête. Une des techniques d’argumentation les plus fortes pour pousser un interlocuteur à acheter est de jouer sur ses peurs. Par exemple pour vous pousser à acheter une voiture allemande plus onéreuse, le vendeur va vous sensibiliser sur les risques que vous encourez si vous continuez à rouler avec une voiture moins sécurisée : accident de la route, traumatismes, mort, … Poussé par la peur de l’accident, vous serez d’autant plus motivé pour dépenser plus cher pour être rassuré.

 

En quoi la peur est-elle salutaire ?

 

La peur est une chose positive, c’est un système de protection très efficace. Elle permet d’augmenter notre niveau de vigilance et de concentration.

 

En cas de danger réel, la peur va permettre d’accéder à des ressources immédiates pour échapper au danger : courir plus vite, réagir plus rapidement, encaisser plus de douleur, … ce qui est particulièrement salutaire quand nous devons faire face à un grand danger (ex : voiture qui nous fonce dessus, agressions, incendie, …). 

 

Dans les situations courantes, la peur est une voix intérieure qui nous invite à la sagesse pour modérer nos comportements et limiter les risques. Elle va nous permettre de mobiliser notre pleine attention pour effectuer des tâches délicates (ex : réaliser une vente complexe avec de forts enjeux) ou avec des impacts forts sur notre vie (ex : engager des dépenses importantes pour un projet qui nous tient à cœur). Guidé par notre peur, nous prendrons le temps de temporiser, d’analyser et de prendre nos décisions avec plus de discernement. 

 

Imaginez un comportement sans peur et sans retenue ...

J’aime bien l’exemple du casino. Galvanisé par le jeu, vous pouvez dépenser des sommes d’argent très importantes portés par l’espoir de gagner. Idem avec l’alcool, vous pouvez perdre votre retenue et vous mettre à dire et faire des choses que vous regrettez par la suite amèrement comme vous battre avec quelqu’un ou rentrer dans le jeu de la séduction sans aucune inhibition quitte à briser la relation avec votre partenaire. 

 

Comment pouvez-vous apprivoisez vos peurs ?

 

La peur fait partie intégrante de notre vie. Elle nous accompagne dans notre quotidien comme un ange-gardien qui peut devenir vite envahissant si nous n’apprenons pas à l’apprivoiser. 

 

Il existe de multiples solutions pour mieux vivre ses peurs chacune pouvant révéler toute son efficacité selon votre personnalité et votre situation.

 

 

De mon expérience de l’accompagnement en coaching,  je retiens trois réflexes clés pour mieux maîtriser vos peurs : 

  • 1er réflexe : trier vos peurs pour identifier celles qui vous posent de vraies difficultés
  • 2ème réflexe : accueillir vos peurs en leur accordant de la place et de l’écoute
  • 3ème réflexe : aller au-delà de la 1ère peur : derrière le 1er sentiment de peur exprimée, je constate souvent qu’il se cache bien d’autres sentiments qui renvoient aux causes plus profondes de la peur.

>> Ecouter vos peurs : concrètement ça donne quoi ?

  • Accordez-vous un créneau de minimum 20 minutes pour vous poser et vous isoler pour ne pas être dérangé (se mettre dans une pièce seul, aller marcher dans un parc, se poser dans un café, …
  • Prenez 5 minutes pour vous centrer et vous connecter à votre corps : fermez les yeux, respirez calmement par le ventre, portez votre attention sur votre respiration puis sur chaque partie de votre corps en allant des pieds à la tête
  • Une fois bien ancré, pensez à la peur qui vous habite et laissez là occuper l’espace que vous avez dégagé.
  • Posez-vous ensuite 4 questions :
    • quelle est ma problématique ? >> décrivez les faits sans jugements, ni critiques
    • qu’est-ce que je ressens ? >> exprimez toutes les émotions qui vous traversent (ex : angoissé, inquiet, impatient, ...)
    • de quoi j’ai besoin ? >> identifiez les besoins non satisfaits (ex : sécurité, liberté, amour, respect, ...)
    • quelle(s) demande(s) concrète(s) puis-je formuler pour répondre à mes besoins ? >> conscient de de tous vos besoins non satisfaits, exprimez ce que vous avez envie de dire ou de faire 

Ce face à face avec nos peurs n’est pas évident. Notre éducation vous laisse peu l’occasion de faire cette pratique. Les premiers pas peuvent se révéler difficiles, abstraits voir décourageants. 

 

Accrochez-vous ! Une fois l’inconfort des 1ers essais dépassés, vous commencerez à trouver vos marques et tirer pleinement profit de cet accueil responsable de vos peurs. Vos peurs seront toujours présentes mais vous y mettrez beaucoup plus de nuances et de sens. Vous les vivrez avec plus de sérénité. Vous leur accorderez leur juste place et en tirant pleinement profit des indications qu’elles vous donnent avec des demandes concrètes alignées avec ce dont vous avez réellement besoin.

 

Si malgré vos efforts, les difficultés persistent, un coach peut se révéler particulièrement efficace grâce à :

- un lieu neutre propice à l’échange 

- une confidentialité absolue

- une approche pragmatique avec des objectifs et des plans d'actions concrets à chaque séance

- une pleine écoute avec 

. des questions ouvertes (ex : en quoi le manque d’argent vous fait peur ?)

. sans jugements qui influent vos pensées (ex : vous en faites pas ce n’est pas si grave que ça, vous avez tort de penser comme ça, …)

. sans conseils qui influent vos comportements (ex : vous devriez …, il faut que …)

- une invitation à vous connecter à votre instinct profond pour orienter vos propres décisions

 

Cette approche vous parle ? Vous avez envie d'en savoir plus ? Découvrez nos offres ...

 

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